expeditions sur la route de Mutis

A la recherche de la Laguna del Silencio

 

 

 

 

La tranquille Lagune du Silence

SILENCE SUR LA LAGUNE

Nous sommes partis tot le matin de Honda car nous ne savions pas vraiment

quelle route prendre pour arriver a notre but.

On avait juste  quelques vagues indications "C'est apres les chutes de Medina ,

la route est pas goudronnée."

Bon ca ,la route pas goudronnée c'est notre specialité.

Notre petite moto en est friandre et elle s'y défend tres bien ,d'ailleurs.

Mais on voulait y arriver ,a la fameuse Lagune du Silence ,un caprice quoi.

En fait ,ca faisait partie de notre fameux periple par la route Mutis ,

entrepris depuis quelques mois .Pour mous c'est un voyage permanent

puisque nous vivons dans la region .dans ce cas c'est un avantage,

vous verrez pourquoi...donc quelques annees auparavant un ami aait 

voul nous y emmener mais la situation "d'ordre publique "comme

on dit en Colombie nous en avait empeche ,

(c'est a dire quand  la presence de la guerilla ou paramilitaire ne permet pas de se deplacer)

Bon mais ca c'est le passé ...A présent ,on etait sur la route qui mene a Médina .

La cedrela

Depuis plusieures années ,j'ai pu observer sur cette route  de nombreuse especes

de flore ,entre autre le caracoli,la ceiba,les palmes,mais un arbre m'a attire l'attention

car c'est le seul endroit ou je l'ai vu. Je le nomme l'arbre aux étoiles ou bien

l' arbre aux fleurs de bois ,car il semblerait que le ciel se remplit de fleurs quand on est en dessous

Tu vois?

 

Ce bel arbre est en voie de disparition, certainement a cause de ses fleurs qui sont très prisées par les fleuristes.C'est la Cedrela montana Moritz ex Turcz o Cedrela Bogotensis Triana et Planch.

de la famille botanique des Meliaceas.On trouve cet arbre entre 1700 et 3000 ms

 ce qui explique un peu pourquoi il est le seul a la ronde .C'est une espece native .

Je l'avais bien vue dans les dessins de l'Expedition Botanique.mais je ne sais pas

d'ou a pris Mutis le modele.C'est Francisco Matis Javier Mahecha qui a dessine

cette planche ou l'on voit tres bien l'anatomie de la fleur et du fruitainsi que

ses graines ailées.Cette planche aparait sous la reference ARJB,III,M-0047

En fait je me corrige, ses jolies étoiles  ne sont pas les fleurs mais les fruits.

 

A cote de la cedrela odorata, un pseudo bombax  déplumé  ostente quelques fleurs, de jolis pompons blancs crème qu’un autre jour on observera .On doit arriver a la lagune.

 

 

 

 

Jolie nature
De jolies libellules bleues jouent à l’amour sur les plantes aquatiques qui croient à foison sur les bords de la route.
Autour de nous, le bourdonnement des abeilles indique un nid proche...La chaleur est déjà dense .Le ciel d’un bleu impeccable .On poursuit le chemin .Le goudron cesse soudain et la route continue, semée de pierres et de trous.  
On s’arrête un peu pour photographier le panorama. Au loin les montagnes bleues, c’est la Cordillère Centrale au plus loin, et puis  la gorge du fleuve Guali et a ses pieds, beaucoup de palmes et de guadua, une sorte native de bambou que l’on reconnait d’un seul coup d’œil  a son  vert tendre et parce qu’il vit en groupe.
Et puis la, a mes pieds un beau rouge attire mon attention
Une fleur ,mais bizarre ,ouvre ses pétales ,si on peut les appeler comme ca car ils paraissent des feuilles ,épais et charnus ,verts dehors et  rouges dedans, et puis dans ces « pétales «  ,un monde de fourmis qui travaille dur .Ca doit être plein de sucs …Je dois avouer mon ignorance .Je ne sais comment se nomme cette plante.
Juste à cote, une  belle héliconie, une des plus communes de la route Mutis, mais non pour cela la moindre et en plus a l’état sauvage  .La encore, je pêche quand au  taxon. Mais si  ca se dit, taxon, (vois ta Wikipedia).
Dialogues de sourds
Peut-être que ce cochon qui nous surveille du bout de l’œil saura nous dire quelle est la route a prendre ?
-« Au prochain croisement, à gauche et continuez sur la route principale, après tatatata ». On n’en entend pas plus, faut déjà savoir quel est le prochain croisement, et puis la principale ca veut dire quoi ? Y’a plein de petits chemins qui croisent celui ou on va et on ne sait plus vraiment ou on en est. À un croisement, heureusement une maison. Et on remet ca »Bonjour, on va a la lagune, comment on fait, por favor»
C’est malin, on a l’impression qu’on arrivera jamais, en fait sur une carte ce sont seulement 12 km.
On croise de travailleurs des champs .On voit l’arbre de la Jagua, la Genipa americana, qui produit un fruit d’où de touts temps on a extrait une teinture pour le corpset pour les choses –toiles, bois, fibres, etc.
Et puis on rencontre la Jacana jacana, un petit échassier des lagunes, très communs par ici. Il chasse apparemment
On arrive au pont indique, c’est le fleuve Guarino. En danger de mort a cause d’une centrale électrique, le pain quotidien quoi… Enfin il coule encore vert et joli et le pont marque la frontière entre deux départements, Caldas et Tolima et deux communes, Mariquita et Victoria. On prend à droite et puis on continue jusqu'à une carrière selon les indications.
Quoi...Qu’est-ce ? Une carrière, mais ou donc, ce sera loin, ce sera près, »sabra Mandrake », ouf un camion, du sable, non fausse alerte, un ouvrier nous regarde comme si nous étions cinglés, bon c’est possible…de toute façon c’est bien plus loin .Ah ouais, vous devez penser ,vous cher lecteur , « mais y’a pas un panneau indicateur dans le coin « …ben non, pas un et encore c’est censé être un site touristique important .Quoique a tout bien penser c’est aussi bien ,ca conserve les sites vierges ,au moins on rencontre pas de plastiques partout…Donc on continue ,on commence a se demander ce qu’on fait la .
Un chemin de terre étroit, en assez mauvais état, et puis autour, des collines et des collines et encore des collines  .Ca c’est joli. On arrête la moto et je grimpe sur une colline...Je devise bien la contrée mais rien …
On repart ,tiens on arrive a la carrière ,on s’y met mais non c’est pas la ,on nous renvoie d’où on vient avec force explications .Non c’est pas possible ,on va pas repartir bredouille ,je la veux moi ,la lagune…L’heure est grave .
Zorro
Que va-t-on faire ? En avant, en arrière, de quel cote ? Soudain un cavalier qui surgit  (ca doit être Zorro) de nulle part, en fait ce doit être un ange. On lui demande le chemin. »Suivez-moi, c’est facile », on en revient pas et on le suit.
Bah voila facile, oui il fallait prendre le petit chemin qui montait, sauf qu’il fallait savoir que c’était un chemin, ce truc perdu dans la verdure .On passe a travers des champs. Zorro s’arrête  et pointe du doigt en disant « c’es la bas vous voyez » tu vois quelque chose toi ? Ben oui au milieu cette petite tache grise … ouf. Merci Monsieur .On continue à travers champs, en moto bien sur, un cross authentique et de l’adrénaline a plein.
Enfin
Et soudain, on sait qu’on  y est arrive a la Lagune Du silence, d’abord parce que tout es silencieux et surtout parce que ton fameux panneau, celui que tu demandais depuis des heures tu le vois, il est devant tes yeux émerveillés et ébahis.
Un grand éclat de rire salue la lagune et rompt le silence. On se repose au pied de la lagune.
Au milieu de la lagune il y a une ile, il parait qu’elle bouge et que la lagune est hantée…l’eau dormante a un charme … En fait, j’ai vu qu’on l’appelle  humedal  en espagnol.ici ce sont des sortes d’étendues d’eaux douce assez peu profonde ou la vie aquatique prospère. L’eau est bleue grise, très calme, les arbres riverains de contemplent dans ce miroir d’eau de 3 ha.
 
La passiflore
Autour du lac, on observe de grands arbres dont le caracoli, connu comme espavel, qui est en fleur a cette époque (février)C’est l’Anacardium excelsum de la famille des Anacardiacées. 
 
Dans un buisson, je découvre une grenadille de montagne, Granadilla de monte, la Passiflore Vitifolia, rouge, superbe et entourée d’amis. Le papillon jaune qui a la trompe toute sucrée et une abeille cuirassée de vert, son ventre jaune  de pollen .L’éclat du jour est superbe et les images précieuses .Les reflets mauves dans l’eau verte ne seraient pas indifférents a Monet et sa troupe .Les montagnes bleues entourent le lac comme dans un écrin.
Loin derrière nous le difficile chemin …On fait déjà des plans pour revenir. Sur le chemin du retour, on entend seulement  la brise qui souffle fort dans les feuilles des grandes palmes nous murmurant un adieu.


Publié à 04:07, le 9/02/2010, Mariquita
Mots clefs : route MutisLacbotanique


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